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Guerre en Ukraine : "L'objectif" de Vladimir Poutine, "c'est d'épuiser les stocks" de l'Ukraine et de la faire "capituler", selon le général Jérôme Pellistrandi

La Russie intensifie ses frappes sur l'Ukraine depuis lundi. "Chaque fois qu'il y a ces campagnes aériennes, la défense réagit", le président russe veut que "les Ukrainiens dépensent un maximum de missiles anti-aériens fournis par les Occidentaux", analyse le général Jérôme Pellistrandi.



"L'objectif" de Vladimir Poutine, "c'est d'épuiser les stocks" de l'Ukraine et de la faire "capituler", résume mardi 2 janvier sur franceinfo le général Jérôme Pellistrandi. Depuis quelques jours, les frappes russes s'intensifient sur l'Ukraine, avec notamment de nombreux missiles tirés sur Kiev et d'autres villes mardi matin.


Pour le général, cela traduit le début "d'une nouvelle phase, après des semaines où il ne se passait pas grand-chose". Il évoque notamment la "contre-offensive ukrainienne débutée l'été dernier", qui n'a "pas obtenu les résultats escomptés, et donc il y avait une forme de statu quo sur la ligne de front terrestre". Selon Jérôme Pellistrandi, "Moscou adopte une nouvelle stratégie avec ses bombardements sur l'ensemble du territoire". Une situation "inquiétante", selon lui.


Au-delà de l'objectif de Vladimir Poutine de "casser le moral de la population ukrainienne", Jérôme Pellistrandi affirme que le président russe cherche à ce que "les Ukrainiens dépensent un maximum de missiles anti-aériens fournis par les Occidentaux" et à "saturer les défenses anti-aériennes ukrainiennes". "Chaque fois qu'il y a ces campagnes aériennes, la défense réagit", constate le général.


Si le général reconnaît que certains missiles russes, "essentiellement de fabrication iranienne", sont "relativement faciles" à détruire, il y a aussi des "missiles hypersoniques [...] très difficiles à intercepter". Jérôme Pellistrandi souligne d'ailleurs que "Moscou a su reconstituer ses stocks depuis l'hiver dernier", qui dispose désormais "d'environ 800" de ces missiles qui volent "très rapidement" et qui "sont difficiles à intercepter". Ces derniers sont ceux qui "causent les dégâts principaux", comme ce qu'il "s'est passé mardi matin sur la ville de Kiev", explique le général. Pour autant, "l'année 2024 devrait voir arriver les premiers avions de combat F-16 fournis par les pays alliés", rappelle-t-il, "mais il est clair que pour l'Ukraine, il faut tenir dans la durée".


Source: franceinfo

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