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Guerre Israël-Hamas : Des tirs israéliens meurtriers contre un refuge de l’ONU

Mercredi soir, à Khan Younès, au sud de la bande de Gaza, Israël a effectué des tirs de chars contre un refuge de l’ONU. On dénombre au moins neuf morts et 75 blessés



Des tirs fermement condamnés. Ce jeudi, la ville de Khan Younès, au sud de la bande de Gaza, reste l’épicentre des affrontements entre l’armée israélienne et le Hamas palestinien au lendemain de tirs meurtriers contre un refuge de l’ONU abritant des personnes déplacées par la guerre.


Les tirs de chars contre un bâtiment de l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens avaient fait mercredi au moins « neuf morts et 75 blessés », a indiqué Thomas White, responsable de l’organisation à Gaza. Les sources médicales et onusiennes craignent que le bilan s’alourdisse.


« Violation des règles fondamentales de la guerre »


Philippe Lazzarini, chef de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), a affirmé que le centre d’accueil était « clairement » identifié et que ses coordonnées avaient été « partagées avec les autorités israéliennes ». Il a fustigé « une violation flagrante des règles fondamentales de la guerre ».


L’armée israélienne a indiqué avoir « encerclé » Khan Younès et appelé la population locale à partir à Rafah, plus au sud, à la frontière avec l’Egypte. Mais les combats rendent dangereux les transports vers cette région où se masse la majorité des 1,7 million de Palestiniens déjà déplacés par la guerre.


Après les tirs meurtriers sur le site de l’ONU, l’armée israélienne a indiqué à l’AFP qu’un « examen » des opérations était en cours mais qu’elle avait « exclu […] une frappe aérienne ou d’artillerie », évoquant aussi « la possibilité » d’un tir du Hamas.


Un acte « déploré » par les Etats-Unis


Dans la nuit, des témoins ont également fait état de frappes aériennes vers Rafah. Le ministère de la Santé du mouvement islamiste faisant état au matin de nombreux morts et blessés supplémentaires à travers ce territoire ravagé par des mois de guerre.


Les Etats-Unis, premiers alliés d’Israël, ont dit « déplorer » ces tirs et appelé à ce que les sites de l’ONU à Gaza soient « protégés ». Un porte-parole du département d’Etat a évoqué un incident « terriblement préoccupant » tandis que la Maison-Blanche, a souligné sa « sérieuse préoccupation ».


Des Israéliens qui appellent à cesser le feu


Au 111e jour de la guerre, la situation humanitaire continue de s’aggraver dans le territoire assiégé. Parallèlement, des manifestants israéliens ont bloqué mercredi soir une artère clé de la métropole israélienne de Tel-Aviv pour exhorter le gouvernement du Premier ministre Benyamin Netanyahu à accepter une pause dans les combats, voire un cessez-le-feu.


« Ça suffit ! […] Nous ne voulons pas que les otages nous reviennent sous forme de cadavres, nous en avons assez des bombardements à Gaza, nous en avons assez de voir des enfants morts, nous voulons envoyer un message clair : la population en Israël réclame un accord, réclame la paix », a déclaré Sapir Sluzker Amran, une manifestante.


Une région qui s’enflamme de tous les côtés


Le Qatar, l’Egypte et les Etats-Unis tentent actuellement une médiation afin d’en arriver à une nouvelle trêve, plus longue, à Gaza incluant la libération d’otages et de prisonniers. Mais dans un enregistrement obtenu par la chaîne israélienne 12, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a jugé « problématique » le rôle de médiateur du Qatar, pays où est établie la direction politique du Hamas.


Le conflit exacerbe par ailleurs les tensions régionales, notamment au large du Yémenles rebelles Houthis, proches de l’Iran, ont tiré mercredi des missiles contre deux navires américains, les forçant à rebrousser chemin.


Source: 20minutes

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