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Alors que les factures vont grimper au 1er février, franceinfo fait le point sur les différents types de contrats proposés sur le marché, et la meilleure façon de les comparer.



C'est une mauvaise nouvelle de plus pour les Français touchés par l'inflation. Dans le cadre de la disparition progressive du bouclier tarifaire en vigueur depuis l'automne 2021, décidée par le gouvernement, les taxes sur l'électricité ont augmenté, jeudi 1er février, entraînant une hausse généralisée des factures. Dans le détail, les 9,3 millions de foyers abonnés à un tarif différencié entre heures pleines et heures creuses verront celui-ci grimper de 9,8% en moyenne. Pour les 10,6 millions de ménages au tarif de base, la hausse sera de 8,6%.


Dans ce contexte, vous réfléchissez peut-être à changer de fournisseur pour bénéficier de l'offre la plus avantageuse en fonction de votre consommation. Comment s'y retrouver parmi la diversité des contrats proposés ? Comment les comparer ? Voici quelques conseils pour vous aiguiller dans vos recherches.


1 Comprendre les différentes offres proposées


Deux grands types d'offres existent : les offres aux tarifs réglementés et les offres de marché. Pour les premières, les tarifs réglementés sont fixés deux fois par an, le 1er février et le 1er août. Ils sont décidés par l'Etat, sur proposition de la Commission de régulation de l'énergie, qui formule une recommandation de tarif pour les clients particuliers et une autre pour les professionnels. Seuls EDF et quelques petits opérateurs historiques implantés localement ont le droit de proposer ces offres.


Les offres de marché, que tous les fournisseurs proposent, y compris EDF, affichent des tarifs décidés librement par ceux qui les commercialisent, et se divisent en trois catégories. Certaines offres de marché sont à prix fixe : l'entreprise s'engage à vous vendre l'électricité à un tarif constant pendant une durée déterminée (un an ou deux ans, par exemple). Dans la plupart des cas, seul le prix du kWh est réellement fixe. Le coût facturé pour l'abonnement et les taxes peuvent toujours évoluer en cours de contrat, souligne le Médiateur de l'énergie.


Il existe aussi des offres de marché aux tarifs variables, qui suivent l'évolution du cours de l'électricité. En choisissant cette option, vous vous exposez à "des augmentations importantes en cours de contrat", car le prix d'achat de l'électricité par votre fournisseur fluctue fortement en fonction de l'offre et de la demande, et notamment du contexte géopolitique, met en garde le Médiateur de l'énergie.


Enfin, certaines offres de marché sont indexées sur le tarif fixé par l'Etat. C'est-à-dire que "leur prix évolue relativement au tarif réglementé, à la même fréquence et dans le respect du niveau d'indexation défini dans le contrat", explique le Médiateur. Elles ne sont donc pas forcément au même prix qu'une offre au tarif réglementé : un fournisseur peut par exemple s'engager à un prix du kWh qui sera toujours 10% inférieur à celui fixé par l'Etat.


2 Choisir un contrat adapté à sa consommation


Avec un contrat classique, parfois appelé "option base", vous payez votre électricité au même prix quelle que soit l'heure de la journée. Mais il existe aussi des contrats qui distinguent les heures pleines et creuses, et dont le tarif varie selon le moment de la journée où vous consommez de l'énergie. Leurs abonnés payent leur électricité à un prix avantageux durant 8 heures creuses, mais plus cher que l'offre de base pendant les 16 heures pleines. Les heures creuses ne sont pas les mêmes pour tout le monde, mais sont forcément réparties entre midi et 17 heures ou entre 20 heures et 8 heures. Les plages horaires sont fixées par le gestionnaire du réseau, Enedis, en fonction de votre lieu d'habitation. Elles sont inscrites sur le contrat et sur les factures.


Pour que cette option soit intéressante financièrement, il faut donc pouvoir consommer une part significative de son électricité (au moins 30%) lors des heures creuses, par exemple en faisant tourner les appareils électroménagers (lave-vaisselle, lave-linge) sur ces tranches horaires, et en programmant le ballon d'eau chaude la nuit. L'option "est moins intéressante financièrement qu'auparavant pour un grand nombre de consommateurs", prévient le Médiateur de l'énergie.


Notamment si vous télétravaillez depuis chez vous, et que vous consommez donc davantage en journée. L'instance met à disposition un simulateur pour calculer, en fonction de votre consommation, si ce type de contrat serait rentable pour vous.


D'autres abonnements proposent des tarifs variables selon d'autres critères, comme les offres qui appliquent un prix moins élevé l'essentiel de l'année, mais très haut lors des journées correspondant à des pics de consommation, le plus souvent en hiver. Un type de contrat qui nécessite donc d'être flexible pour réduire sa facture.


3 Etre attentif à tous les éléments de la facture


L'évolution des tarifs n'est qu'un des paramètres à prendre en compte pour choisir son contrat d'électricité. Au moment de vous pencher sur les offres, comparez à la fois le prix du kWh, qui, en fonction de votre consommation, déterminera la part variable de votre facture ; et celui de l'abonnement, qui représente la partie fixe de ce que vous paierez.


Choisissez également avec attention votre mode de facturation. Certains fournisseurs donnent la possibilité de recevoir une facture tous les mois ou tous les deux mois, basée sur votre consommation réelle, détaille le Médiateur de l'énergie. Dans ce cas, vous ne payez que l'électricité consommée, mais le montant à payer fluctue d'une facture à l'autre. Si le chauffage de votre domicile est électrique, vous risquez de constater de gros écarts entre les saisons. Pour lisser vos dépenses tout au long de l'année, vous pouvez opter pour la mensualisation, et régler une somme fixe chaque mois, basée sur une estimation de votre consommation. Toutefois, une fois l'année écoulée et votre consommation réelle connue, vous recevez une facture de régularisation : un rattrapage si vous avez payé trop peu, ou un remboursement si vous avez consommé moins que prévu.


Si le prix est un critère central pour choisir une offre, pensez aussi à comparer les services proposés : fournisseur joignable par téléphone ou uniquement sur internet, modes de paiement acceptés... Vérifiez enfin l'existence d'éventuels frais annexes, qu'il s'agisse d'un dépôt de garantie, de pénalités en cas d'impayés ou d'une assurance dépannage.


4 Utiliser un comparateur indépendant


Pour guider votre choix, vous pouvez vous aider d'un comparateur d'offres. Certains d'entre eux sont développés par des entreprises privées, qui peuvent être rémunérées par les fournisseurs d'énergie et ne pas lister toutes les offres disponibles. Il est plutôt conseillé d'utiliser le comparateur mis à disposition par le Médiateur de l'énergie, le seul à être public et indépendant des acteurs du secteur. Il est exhaustif, puisqu'il recense tous les fournisseurs. En renseignant les informations sur votre logement et votre consommation d'électricité, vous accéderez à des estimations basées sur les offres existantes.


5 Pour les "offres vertes", vérifier l'engagement du fournisseur


Les énergéticiens peuvent commercialiser des "offres vertes", à destination des clients soucieux du climat et de l'environnement. Cela ne signifie toutefois pas que les clients qui y ont souscrit sont exclusivement alimentés en électricité renouvelable (éolien, hydraulique, solaire, etc). "Il est physiquement impossible de déterminer la provenance de l'électricité livrée à un client donné", rappelle le Médiateur de l'énergie. "C'est la même électricité qui est livrée à tous les clients raccordés au réseau électrique français, quels que soient le fournisseur et le type d'offre."


Dans le cadre d'une "offre verte", le fournisseur s'engage en réalité à acheter à des producteurs d'énergie renouvelable des certificats, appelés garanties d'origine, en proportion de l'électricité qu'il vend aux clients qui ont souscrit à cette offre. L'émetteur de cette garantie injecte alors une quantité d'énergie verte dans le réseau. Les fournisseurs peuvent cependant acheter leurs certificats de garantie d'origine partout en Europe, y compris en Islande. Par ailleurs, "le prix actuellement très bas des certificats ne permet pas vraiment de financer le développement de nouvelles installations d'énergies renouvelables", pointe l'agence de la transition énergétique (Ademe).


Pour plus de transparence, l'Ademe a créé un label, baptisé VertVolt, attribué en fonction du niveau d'engagement des fournisseurs à rémunérer des producteurs d'énergies renouvelables en France et à soutenir leur développement. Il impose aux fournisseurs de préciser où et par quel moyen est produite l'électricité qu'ils fournissent. Huit entreprises, listées sur le site de l'Ademe, ont obtenu ce label.


6 N'ayez pas peur de changer de fournisseur


Changer de fournisseur d'électricité est libre et gratuit. Si vous n'êtes pas satisfait de votre offre, vous pouvez en choisir une nouvelle à tout moment, insiste la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Même si vous avez choisi un contrat vous garantissant un prix sur un an, par exemple, il est possible de le résilier avant son terme.


Pour changer d'offre, la seule étape nécessaire est de souscrire un nouveau contrat. Votre nouveau fournisseur se chargera de prévenir le précédent. Le Médiateur de l'énergie déconseille de résilier vous-même votre contrat, car vous pourriez avoir à payer des frais de mise en service. Quoi qu'il arrive, vous ne risquez pas d'être privé d'électricité dans l'intervalle : jusqu'à la date de changement, votre fournisseur actuel continuera à vous fournir en énergie.


Source: Dw

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