top of page

Présidentielle américaine 2024 : qui sont les candidats à l'investiture du Parti républicain face à Donald Trump ?

Les scrutins internes au parti conservateur démarrent lundi, avec les caucus de l'Iowa. Six personnalités sont pour l'instant en lice.



Ils sont six sur la ligne de départ. Alors que l'Iowa donne le coup d'envoi des primaires du Parti républicain, lundi 15 janvier, une demi-douzaine de candidats sont en lice pour obtenir l'investiture des conservateurs en vue de l'élection présidentielle américaine. Pour entrer dans la dernière ligne droite de la course à la Maison Blanche, ces personnalités devront recueillir les voix d'une majorité de délégués lors de la convention nationale républicaine, en juillet. D'ici là, ils doivent s'affronter dans une série de scrutins organisés dans une soixantaine d'Etats et de territoires. Franceinfo fait le point sur ces différents candidats.


Donald Trump, ancien président et favori


Va-t-on rejouer la présidentielle de 2020 quatre ans plus tard ? Chez les démocrates, Joe Biden est presque assuré d'obtenir l'investiture du parti, comme c'est généralement le cas pour les présidents sortants. Côté républicain, c'est Donald Trump qui fait figure de favori. L'ex-locataire de la Maison Blanche est en tête des intentions de vote chez les conservateurs, selon l'agrégateur de sondages du site FiveThirtyEight.



Pourtant, sa campagne s'annonce mouvementée. Le milliardaire doit comparaître dans pas moins de six procès, au civil ou au pénal, d'ici au scrutin du 5 novembre. Il est notamment visé par deux procédures en lien avec la dernière présidentielle. A partir du 4 mars, veille du "Super Tuesday" où une quinzaine d'Etats votent pour les primaires républicaines, Donald Trump doit être jugé à Washington pour "complot contre les Etats-Unis". Il est accusé d'avoir tenté de renverser les résultats de l'élection de 2020. Il sera également jugé en Géorgie pour avoir essayé d'interférer avec les résultats de la présidentielle dans cet Etat. Avec des semaines d'audience en vue, Donald Trump risque donc de devoir faire campagne depuis les bancs des tribunaux.


Un second mandat du milliardaire à la Maison Blanche serait "plus radical" que le premier, avance le New York Times. S'il est réélu, le républicain de 77 ans a déclaré vouloir utiliser le ministère de la Justice pour s'en prendre à ses adversaires politiques — notamment Joe Biden —, déporter des millions d'immigrés chaque année et renverser plusieurs mesures prises par le gouvernement actuel pour lutter contre la crise climatique. Selon CNN, Donald Trump entend aussi restreindre le champ d'action de l'administration fédérale et réduire la protection sociale.


Ron DeSantis, gouverneur de Floride


Cela fait des mois qu'il est en deuxième position dans les sondages en vue des primaires républicaines. A 45 ans, Ron DeSantis semble être le principal concurrent de Donald Trump. Il partage d'ailleurs plusieurs points communs avec l'ex-président, dont il a un temps été l'allié. Comme le milliardaire, il est connu pour ses sorties controversées contre les immigrés. Dans l'Etat de Floride, qu'il dirige depuis janvier 2019, il a mis en place une politique ultraconservatrice, réduisant drastiquement l'accès à l'IVG, s'attaquant aux droits des personnes LGBT+ et révisant les programmes scolaires qu'il jugeait trop libéraux.



Comme Donald Trump, cet ancien élu de la Chambre des représentants a promis de revenir sur les mesures prises par l'administration Biden pour lutter contre le réchauffement climatique, rapporte CNN. Mais le parallèle entre les deux hommes a ses limites. Diplômé des prestigieuses universités Yale et Harvard, Ron DeSantis a servi dans l'armée. Le gouverneur de Floride est par ailleurs connu pour être plus lisse que le milliardaire, et moins souvent empêtré dans les polémiques.


Sa campagne s'est toutefois heurtée à plusieurs écueils. Elle a d'abord été marquée par plusieurs couacs de communication, puis fragilisée par des départs au sein de son équipe, rapporte le New York Times. Selon le Financial Times, Ron DeSantis a par ailleurs eu des difficultés à séduire les gros donateurs républicains, ce qui laisse planer le doute sur sa capacité à financer sa campagne pour la présidentielle.


Nikki Haley, ex-ambassadrice américaine à l'ONU


Elle est la seule femme en lice pour l'investiture républicaine. Fille d'immigrés indiens, Nikki Haley se présente comme la candidate d'une "nouvelle génération", relève le média en ligne Vox. A 51 ans, la conservatrice a pourtant un solide parcours en politique : après avoir été élue au Congrès de Caroline du Sud, elle est devenue gouverneure de cet Etat en 2011. Elle a mis un terme à son deuxième mandat en 2017, pour devenir ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'ONU. Elle avait alors un taux de popularité parmi les plus hauts de l'administration Trump, note Vox.



La républicaine défend un programme axé sur les relations internationales, avec notamment un soutien à l'Ukraine et à Israël, mais aussi une ligne dure contre la Chine. Sur le plan de la politique intérieure, elle appelle à un renforcement de la frontière avec le Mexique et une baisse des dépenses fédérales. Elle a ouvertement critiqué Donald Trump durant la campagne, ce qui lui a valu le soutien de puissants donateurs républicains qui ne veulent pas d'un retour du milliardaire à la Maison Blanche, souligne la BBC.


Nikki Haley tente aussi de cultiver une image plus modérée que ses adversaires aux primaires. Tout en se déclarant "pro-vie", elle a par exemple appelé son parti à "trouver un consensus" pour éviter de "diviser les Etats-Unis sur ce sujet". Ce positionnement moins radical que d'autres candidats pourrait lui donner l'avantage face à Joe Biden, si elle était désignée candidate du Parti républicain, selon un sondage pour le Wall Street Journal paru début décembre.


Vivek Ramaswamy, entrepreneur millionnaire


Il s'est fait connaître du grand public en moins de trois ans. Vivek Ramaswamy est le plus jeune (38 ans) des candidats aux primaires du Parti républicain. Né dans l'Ohio de parents indiens, il a un profil qui n'est pas sans rappeler celui de Donald Trump : inexpérimenté en politique, cet entrepreneur a fait fortune dans les biotechnologies et veut fortement limiter l'action du gouvernement fédéral. Il souhaite par exemple "supprimer le FBI, le fisc, le département de la Santé et des Services sociaux et éliminer 75% des fonctionnaires", rapporte L'Express dans un portrait qui lui est consacré. S'il parvient jusqu'à la Maison Blanche, il a également promis d'accorder le pardon présidentiel à Donald Trump si ce dernier est condamné dans l'un de ses procès.



Vivek Ramaswamy s'est aussi fait remarquer pour ses positions ultraconservatrices sur plusieurs thématiques. Hindou très pratiquant et climatosceptique, il se décrit comme un "nationaliste", fait compagne contre la "gauche woke" et se dit favorable à l'interdiction de l'avortement après seulement six semaines, un seuil en deçà duquel la plupart des grossesses ne sont pas encore connues, liste Reuters. Selon la chaîne ABC, il a par ailleurs multiplié les références à des théories conspirationnistes, qui ont pourtant déjà été réfutées à de nombreuses reprises.


Asa Hutchinson, ex-gouverneur de l'Arkansas


A 73 ans, Asa Hutchinson a déjà un long parcours à Washington. Ancien élu au Congrès, il a également été procureur fédéral et haut responsable au Département de la sécurité intérieure et à l'Agence fédérale de lutte contre le trafic de drogue (la DEA). Il a également exercé deux mandats à la tête de l'Arkansas, jusqu'en janvier 2023, rappelle CNN.



Selon Politico, le candidat est  "pro-vie" – en tant que gouverneur, il a signé plusieurs lois interdisant l'IVG dans son Etat, sans exception pour les cas de viol ou d'inceste – mais aussi "pro-armes, pro-libre-échange, anti-dette [publique], anti-Poutine". Il veut également réduire les dépenses publiques et lutter contre l'immigration illégale. Critique de Donald Trump, il a déclaré à plusieurs reprises que le milliardaire devrait renoncer à briguer l'investiture républicaine en raison des procédures judiciaires qui le visent.


Ryan Binkley, pasteur et entrepreneur texan


Ce pasteur texan de 56 ans a fondé une entreprise de conseil en fusion-acquisition, ainsi qu'une église, la Create Church. Inconnu en politique, Ryan Binkley finance sa campagne avec ses revenus personnels, explique Vox.



Selon la chaîne NBC, son programme repose sur quatre piliers : "Réduire la dette publique, s'attaquer aux grandes entreprises pharmaceutiques, réformer les lois sur l'immigration et développer les centres urbains grâce à l'éducation". Du fait de son manque de notoriété et de financement, le républicain n'a cependant que très peu de chances d'aller au bout des primaires, estime la chaîne américaine.


Source: franceinfo

bottom of page