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"Vous n'imaginez pas la puissance des délinquants ici" : en plein état d'urgence en Équateur, les habitants de la plus grande ville du pays vivent dans la peur

Après l'évasion de l'ennemi numéro 1, les scènes de violences en Équateur ont fait le tour du monde. Des milliers de militaires sont déployés dans tout le pays contre les bandes de narcotrafiquants qui sèment la panique depuis une semaine.



Francisco Loor Cordero, 25 ans, n'est pas allé travailler depuis deux jours. Ce serveur dans un restaurant de Guayaquil a été dispensé par son employeur, à cause du chaos sécuritaire. Depuis une semaine, la plus grande ville du pays vit recluse, dans la peur. "Les autorités ont recommandé de ne pas sortir, sauf nécessité. On ne peut pas décider comme ça d'aller au cinéma ou au restaurant par peur qu'il nous arrive quelque chose et qu'on ne rentre jamais. Beaucoup préfèrent rester à la maison", raconte-t-il. 


Commerces fermés, rues désertes... Plus de 22.400 militaires sont déployés dans tout le pays par le gouvernement qui a décrété une "guerre intérieure" contre les narcotrafiquants après les scènes de violences de ces derniers jours et notamment la prise d'otages en direct à la télévision mardi 9 janvier. 


Mais le rapport de force reste inégal, selon Francisco."Vous n'imaginez pas la puissance des délinquants ici. Ils ont des maisons, des propriétés, des armes, des gros calibres", alerte le jeune homme.


"Ils ont de meilleures armes que la police"

Francisco Loor Cordero, restaurateur à Guayaquil

à franceinfo



La violence s'est accrue depuis trois ans, reconnaît Solène Haillard, à la tête de l'Alliance française de Guayaquil."Suite au démantèlement des Farc en Colombie, tout s'est transféré sur l'Équateur. Les anciens groupes armés de Colombie ont le champ ouvert aux gangs équatoriens qui ont pris beaucoup plus de force et qui se sont étendus", explique-t-elle.Le Quai d'Orsay déconseille aux Françaistout déplacement en Equateur. 


Source: franceinfo

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